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DELF, DALF, TCF : de quel examen avez-vous vraiment besoin ?

Trois noms, une seule langue, et un choix qui coûte de l'argent si on se trompe. La vraie différence n'est pas la difficulté : c'est que l'un est un diplôme gardé à vie et l'autre un instantané qui expire. Lequel il vous faut dépend entièrement de qui vous le demande.

L'essentiel

  • Le DELF et le DALF sont des diplômes : on passe un niveau, il est acquis à vie. Le TCF est un test : il vous situe sur une échelle, et le résultat expire.
  • On choisit son niveau de DELF à l'avance et on passe celui-là. Le TCF ne peut pas être raté — il rend le niveau réellement atteint ce jour-là.
  • Les deux examens testent les mêmes quatre compétences, chacune sur 25. Au DELF il faut 50 sur 100 au total, et au moins 5 dans chaque partie — une partie effondrée coule tout l'examen.
  • Pour la plupart des dossiers, le niveau demandé est B1 ou B2. En dessous, un examen vaut rarement son prix, sauf si quelqu'un l'a explicitement demandé.

Un diplôme, ou un instantané

Le DELF et le DALF sont des diplômes délivrés par le ministère français de l'Éducation nationale. Ils existent par niveaux — A1, A2, B1, B2 pour le DELF, C1 et C2 pour le DALF — et on s'inscrit à un niveau précis. Une fois obtenu, le diplôme est acquis définitivement : pas de renouvellement, pas d'expiration, pas de seconde inscription cinq ans plus tard.

Le TCF est un objet différent : un test de positionnement. On ne choisit pas de niveau, on passe le test et il dit où l'on en est. Personne ne rate un TCF — on peut seulement être déçu du résultat. Et ce résultat est un instantané : il est valable une durée limitée, après quoi le dossier qui l'a demandé en voudra un neuf.

Qui demande quoi

La règle générale est simple : les dossiers administratifs acceptent ou exigent plutôt le TCF, les dossiers scolaires et personnels privilégient le DELF. Les procédures d'immigration et de naturalisation nomment habituellement un test précis et un niveau précis, et elles changent : l'autorité qui traite votre dossier est la seule source qui compte, et elle se lit la semaine de l'inscription, pas l'année d'avant.

Si personne ne demande rien — si vous voulez un niveau pour vous, pour un CV, pour la preuve qu'une année de travail a mené quelque part — prenez le DELF. Il n'expire pas, il nomme un niveau plutôt qu'un score, et préparer une cible fixe est une bien meilleure façon d'occuper une année que de dériver.

Les quatre parties, et où l'on perd

Les deux examens testent les mêmes quatre compétences, chacune sur 25 : compréhension orale, compréhension écrite, production écrite, production orale. Au DELF, la barre est à 50 sur 100 avec un minimum de 5 dans chaque partie. C'est cette seconde condition qui élimine réellement. Un candidat à l'aise à l'oral qui n'écrit jamais peut totaliser 60 et échouer malgré tout sur une production écrite effondrée.

Les parties ne s'entraînent pas non plus au même prix. La compréhension, orale comme écrite, progresse au volume — plus d'heures de français dans l'oreille et sous les yeux. La production, écrite comme orale, progresse à la correction, c'est-à-dire grâce à quelqu'un qui vous lit et vous écoute. C'est toute la raison de préparer un examen avec un professeur plutôt qu'avec un livre.

Comment préparer, sans gâcher une année

Partez de la date de l'examen et remontez. Le plan s'écrit alors tout seul : combien de semaines restent, combien de cours cela permet, et laquelle des quatre parties est la plus loin de la barre. Préparer « en général », c'est arriver solide dans les deux parties qu'on aimait et court dans celle qui décide.

  • Passez d'abord une vraie annale, en temps limité, avant toute autre chose. C'est désagréable et cela fait gagner des mois, parce que cela dit où vous en êtes réellement.
  • Travaillez le format, pas seulement la langue. Les deux examens ont une forme fixe et un chronomètre strict. Savoir ce qui vient ensuite vaut plusieurs points.
  • Écrivez, et faites-vous corriger. C'est la partie qui recale sans bruit, et la seule qu'on ne peut pas améliorer seul.
  • Répétez l'oral à voix haute, chronomètre en main, avec quelqu'un qui répond — pas dans votre tête.

Les formats changent, cette page ne les suit pas

Les dates d'inscription, les tarifs, le calendrier des sessions et les règles exactes de chaque examen sont fixés par les organismes et par le centre où vous passez — et ils changent. Ce guide décrit ce que sont ces examens et comment s'y préparer. Pour tout ce qui porte un chiffre ou une date, l'organisme officiel et votre centre d'examen sont les seules sources qui comptent.

Choisir le niveau, puis la date

Deux décisions règlent tout le reste : quel niveau vous visez, et quand vous le passez. Le reste — combien de cours, à quel rythme, quoi corriger d'abord — en découle. Si vous ne savez pas quel niveau est réaliste, une annale en temps limité vous le dira en une heure et demie, là où des mois d'hésitation ne le diront pas.

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